Noir sur noir il n’y a plus d’espoir

Noir sur noir il n’y a plus d’espoir

Bonjour à toutes et tous ! Je reviens brièvement aujourd’hui pour vous parler de la nouvelle exposition « hors les murs » du Palais Galliera. J’ai peu de temps en ce moment donc l’article ne sera pas très étayé. La plupart de ce qui suit a été écrit à chaud au lendemain du vernissage de l’exposition. J’étais très très énervée…

On touche le fond avec la dernière exposition du Palais Galliera organisée hors les murs au musée Bourdelle. « L’œuvre au noir » est une exposition de robes noires de Cristobal Balenciaga (des années 1940 aux années 1960 il me semble) censée évoquer des liens entre le sculpteur (Antoine Bourdelle) et le couturier (Balenciaga).

Voici le texte d’ouverture (en tout cas c’est ce qu’il m’a semblé même si il paraît tout petit et perdu au milieu d’une salle de l’expo permanente) de l’exposition explicitant la démarche :

panneau de présentation de l'exposition Balanciaga au musée BourdelleJe vous le dis tout de suite, ce texte est un pur mensonge : on ne trouve rien de tout ça. Si vous espérez en apprendre un peu plus sur le travail de Balenciaga dans cette exposition vous allez être déçu puisque l’on ressort de là aussi ignorant que l’on y est entré.

La scénographie m’a donné envie de hurler : des robes noires présentées sur fond noir (oui parce que c’est très malin comme ça on ne voit rien, c’est mode) ; des robes autour desquelles on ne peut pas tourner (quand Galliera comprendra enfin qu’un vêtement est une création en volume ?? C’est d’autant plus malheureux qu’on est dans un musée de sculpture où plus qu’ailleurs il est nécessaire de pouvoir tourner autour des œuvres) ; des robes placées trop hautes, bien hors de portée histoire d’en voir encore moins (le summum du ridicule étant la robe placée à 3 mètres de haut sur une perche…) ; aucun dialogue réalisé avec les œuvres de Bourdelle ; aucune information historique ou technique permettant d’apprendre des choses (je suis bête, je croyais que c’était ça le but d’une exposition !) ; un éclairage qui laisse à désirer ; des panneaux explicatifs qui brassent de l’air (faire plus indigent je pense que ce n’est pas possible)… bref une exposition qui est une honte en fait.

Scénographie Balanciaga musée Bourdelle
Il faut m’expliquer le principe des rideaux cachant la pièce exposée. Tout ça en noir évidemment.
scénographie Balanciaga musée Bourdelle
Ça c’était le summum du ridicule : des robes sur échasses complètement hors de vue

Très honnêtement je ne trouve aucune qualité à cette exposition. Les vêtements de Balenciaga ne sont pas bien mis en valeur et la scénographie (voulue spectaculaire) m’a plus énervée qu’impressionnée.

exposition Balanciaga, musée Bourdelle
Ma pièce préférée de l’expo (parce qu’en dépit de cette scénographie certaines pièces sont très belles)

Le seul intérêt pour moi a été de retourner au musée Bourdelle en nocturne. C’est un très chouette musée, avec un petit jardin hyper agréable. Un endroit où je vous recommande vraiment d’aller flâner, mais honnêtement vous pourrez le faire tout aussi bien lorsque l’exposition sera terminée.

musée Bourdellemusée Bourdelle

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2 thoughts on “Noir sur noir il n’y a plus d’espoir”

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