Dimanche à l’atelier : Regency incoming

femme de chambre Regency à venir sur Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour tout le monde ! Je suis de retour chez mes parents pour quelques mois avant mon déménagement dans le sud-ouest, ce qui signifie que j’ai de nouveau PLEIN de place pour coudre et je dois avouer que c’est bien agréable. Ce weekend après avoir fait un peu de tri dans mes cartons, je me suis donc remise au boulot.

Patron en cours tablier RegencyMi-décembre je participe à un jeu de rôle grandeur nature historique sur la période Regency en Angleterre (je crois que le jeu se situe vers 1802) et j’y jouerai une femme de chambre. Même si j’ai déjà une robe qui fera bien l’affaire, je dois lui ajouter une nouvelle chemisette, un bonnet, un tablier et éventuellement des manchettes pour les travaux salissants.

Tenue de jour Regency 1818
La robe me convient en revanche je vais refaire la chemisette.

Aujourd’hui j’ai donc patronné et coupé la plupart des pièces : le bonnet, la chemisette et le tablier. Il n’y a plus qu’à repasser et assembler, ce que je vais essayer de faire petit à petit dans la semaine.

Patron en cours bonnet Regency
Essayages de papier pour le bonnet de femme de chambre

J’ai beaucoup de travail par ailleurs donc peu de temps à consacrer à la couture, mais ce petit projet pour me remettre dans le bain du costume historique me fait plaisir. En faisant mes cartons je suis retombée sur mes costumes 1880 en cours : la robe d’après-midi, le tablier, la sous-jupe… Et j’avoue que l’envie me titille de me remettre à cette garde-robe. En 2017 peut-être.

Et vous, quels ont été vos projets couture du dimanche ?

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Conseils pour porter ses créations

12 conseils pour porter ses créations - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! Vu le titre de cet article, vous devez vous dire que je suis particulièrement mal placée pour vous donner des conseils pour réussir à porter vos créations alors que j’ai moi-même beaucoup de mal à le faire. Et bien, justement, j’avais parlé de cette difficulté sur un précédent article et j’avais eu des retours assez intéressants, dont certains qui m’ont bien aidée, et je me suis dit que ce serait une bonne idée de les compiler en un seul article. Je vous encourage d’ailleurs à ajouter vos propres conseils en commentaire de l’article histoire d’enrichir l’échange. 🙂

États des lieux, ces vêtements qu’on ne porte jamais

Pour commencer, il faut réfléchir un peu au pourquoi du comment. Oui, pourquoi on ne porte pas certains vêtements alors que d’autres deviennent instantanément nos fringues préférées ?

Pour commencer il faut donc faire un petit état des lieux : prenez d’abord les vêtements achetés dans le commerce que vous ne mettez jamais et demandez-vous pourquoi. Est-ce un problème de coupe ? De finitions ? De tissu (motifs ou matière importables par exemple) ? Est-ce un problème de style ? Au fond, quand on aime la mode, il y a beaucoup de pièces qu’on trouve super, mais ce n’est pas pour autant que l’on serait capable de les porter au quotidien. Faites également le point sur comment vous vous habillez au quotidien : quelles matières vous privilégiez ? Quelles coupes ? Quelles couleurs ? Quel style ?

Faites ensuite le point sur les vêtements que vous avez cousus. Peut-être que, comme moi, certains ont été directement associés à votre garde-robe tandis que d’autres traînent dès leur confection dans le cimetière des vêtements jamais portés. Essayez de comprendre pourquoi. Là encore, est-ce un problème de coupe, de confort, de matière, de finitions, de style, de couleur, de motifs… ?

jupe bohème - conseils pour porter un vêtement cousu mainQuand la création devient vêtement

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce qui me concerne quand je me couds quelque chose, l’objet en question passe par plusieurs étapes. C’est d’abord un objet plein de promesse auquel je prédis un grand avenir. Il passe ensuite par une phase d’agacement voir de doute sur ses réelles capacités à me contenter. Une fois fini, la majeure partie du temps, je suis contente. Il y a la satisfaction du travail achevé et la fierté d’y être arrivée. Et enfin, bien souvent, il y a ce dernier moment où j’ouvre les yeux et où je ne vois que les défauts. Naturellement, à force de coudre je progresse et les défauts sont de moins en moins importants, mais il y en a toujours. Rien n’est jamais parfait.

Or, une fois qu’une création est terminée elle doit passer du statut de prunelle de nos yeux à celui de vêtement quotidien. Un vêtement que l’on porte tous les jours, c’est un vêtement que l’on va froisser, tacher, laver, mal repasser, éprouver et nécessairement abîmer. Aussi évident que cela paraisse, il est toujours bon de le rappeler : un vêtement, on vit dedans. Et ce que l’on aime regarder sur un mannequin, ce n’est pas toujours ce que l’on aime porter. Merci Captain Obvious !

Bref, après ce long préambule, voici donc quelques conseils donnés par les unes et les autres que j’ai rassemblés et dont j’espère qu’ils vont me servir à coudre ma prochaine garde-robe.

12 conseils pour porter ses créations

Le choix du patron

Choisir un patron de vêtement dont le style correspond à notre style. Il y a des choses magnifiques et qui nous donnent envie, oui, mais ce n’est pas parce que c’est magnifique qu’on se sentira à l’aise à le porter.

Choisir un patron d’un vêtement que l’on n’a pas déjà en 8000 exemplaires parce que sinon il est assez clair que l’on n’aura pas vraiment de raison de le porter.

Corollaire du conseil précédent, choisir un patron de vêtement dont on a besoin. Forcément si, comme dans mon cas, vous n’avez plus de pantalon, si vous vous en cousez un il y a de grandes chances pour que vous le portiez.

Choisir le patron AVANT de choisir son tissu pour que le projet commence à naître dans sa tête bien amont pour être sûr de ce que l’on fait.

Choisir un patron qui correspond à notre niveau de couture. Un patron trop difficile, c’est un risque de rater certains points techniques et donc de n’être pas satisfait du rendu final.

Pantalon chino devant - conseils pour porter un vêtement cousu mainLe choix du tissu

Résister à l’achat compulsif de tissus dont on ne sait pas encore ce que l’on pourra en faire. De mon expérience ça ne sert qu’à l’accumulation, et si j’en fais quelque chose par la suite il y a un gros risque pour que cela ne me plaise finalement pas.

Du coup n’acheter un tissu que pour un projet bien précis et dans l’idéal quand vous avez déjà le patron.

Choisir un tissu confortable. C’est assez évident, mais on n’aime pas porter des choses qui piquent ou qui sont rêches, pensez à votre peau.

Choisir une couleur et un motif dont on est sûr qu’on les portera. Privilégier peut-être l’uni et les motifs discrets aux motifs et couleurs très originaux (mais tout dépend de votre style au quotidien).

Choisir un tissu facile à coudre et qui correspond au vêtement que l’on veut faire. Un tissu inadapté ou trop difficile à manipuler c’est un gros risque de mécontentement une fois terminé.

La couture

Le rendu final d’un vêtement dépend aussi largement de notre capacité à le coudre correctement. Par conséquent, ne pas hésiter à tester au préalable les difficultés techniques potentielles. Par exemple le montage d’un col ou la réalisation d’une fente propre peuvent être testés sur une toile avant d’être réalisé dans le tissu définitif.

Prendre son temps ! Même si l’on est pressé de finir, mieux vaut ne pas aller trop vite pour s’assurer de finitions réussies.

Et voilà pour ces conseils ! Je sais bien que pour certains il est plus facile de le dire que de le faire, mais je pense que tout cela est à garder à l’esprit quand on veut porter les vêtements que l’on coud. N’hésitez pas à ajouter vos propres conseils en commentaire de cet article.

Est-ce que ça marche chez vous, la garde-robe maison ?

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[3615 MA LIFE] La quête du jean

La quête du jean parfait Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! Pour commencer je voulais évoquer mon manque de régularité par ici. Vous l’avez remarqué, je couds et je poste peu. Il y a désormais beaucoup de choses différentes qui occupent ma vie et qui font que je ne suis plus capable de tenir ici un rythme. Les publications se feront donc désormais plus distantes les unes des autres puisqu’elles dépendront de ce que je couds. Il est probable également que je ne fasse plus que peu de costume historique par manque de temps et d’envie. J’espère pouvoir reprendre un jour l’étude du costume de la période 1880 d’après sources d’époque, mais cela ne pourra se faire que lorsque j’aurai achevé les recherches de mon doctorat. Donc dans longtemps. 😉

Bref, je postais cet article à l’origine pour vous raconter un peu ma vie. Je l’ai déjà pas mal écrit par ici, je n’achète quasiment plus de vêtements puisque je suis désormais très sensible aux conditions de travail dans lesquels ils ont été réalisés et à l’impact environnemental de la production des tissus. Ces exigences impliquent forcément que les vêtements que j’envisage d’acheter ont des prix plus élevés ce qui fait qu’on est beaucoup moins enclin à s’acheter une nouvelle fringue sur un coup de tête. Or qui dit « acheter moins de vêtements » dit aussi « porter davantage les vêtements qu’on a » et au niveau des pantalons je suis arrivée à un stade critique où je n’ai plus qu’un seul jean qui ne soit pas troué. Pire que cela en fait je n’ai plus qu’un pantalon tout court, ce qui fait un peu léger dans une garde-robe surtout si on passe comme moi sa vie en pantalon. Je suis donc partie en quête d’un jean supplémentaire (et noir si possible, histoire de passer en entretien d’embauche…) parmi le flots de marques éthiques et made in France. J’ai donc testé la marque 1083, marque française qui utilise de la vraie toile denim de Nîmes et qui ma foi n’est pas hors de prix. J’étais toute contente et j’avais hâte d’avoir enfin un nouveau pantalon, malheureusement j’ai vraiment déchanté lorsque j’ai reçu ma commande. La grille des tailles est tellement bizarre que je n’ai même pas réussi à fermer le 38 (qui est normalement ma taille) et j’ai même peur que le 38/40 soit encore trop serré. Par ailleurs je n’ai pas du tout été emballée par la coupe qui a l’air de faire des fesses toutes raplapla et dont la coupe droite ressemble à s’y méprendre à une coupe bootcut. Bref, grosse déception et pas suffisamment emballée par le modèle pour demander un échange de taille. J’en suis arrivée à la conclusion qu’on n’était jamais mieux servi que par soi-même et que j’allais plutôt faire mes propres pantalons.

Coudre ses propres jeans

Donc voilà, je me lance peut-être dans trop compliqué pour moi, mais une fois que j’aurai trouvé une coupe qui me va bien je n’aurai plus à m’embêter. De plus, j’ai suffisamment de vieux jeans troués adorés dont j’aime la coupe et qui pourront me servir de base.

Il est possible que cette résolution s’écroule si je trouve des pantalons coupés à mon goût dans une marque éthique et qui ne me coûtent pas trop cher, mais pour l’instant ça ne s’annonce pas bien. Et puis, avouons que l’idée de faire revivre mon jean préféré me remplit de joie.

Et vous, est-ce que vous faites vos propres pantalons ?

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Dimanche à l’atelier : de l’utile

Housse pour ordinateur portable cousu maison - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit de dimanche à l’atelier, non ? Il faut dire que ça faisait bien longtemps que je n’avais pas passé un weekend complet chez moi…

Ce que je vous montre aujourd’hui n’est pas particulièrement folichon, mais c’est utile et je peux les rayer de ma liste ce qui me fait bien plaisir. Au programme : un coussin, un tablier de cuisine et une housse pour ordinateur. C’est parti !

(Les photos mettront peut-être plus de temps à charger que d’habitude, je n’ai pas encore récupéré de logiciel de retouche d’images, j’espère que ce sera réglé au prochain article)

Un coussin pour Léon

Léon, c’est mon filleul de 7 mois qui a désormais un coussin réversible à son nom en chambray de coton bio (le même que ma robe chemise sans manches) qui peut être lavé en machine, aspect non négligeable quand on a affaire à un bébé qui passe son temps à vomir. Il a déjà un peu commencé à baver dessus pour témoigner son intérêt. 😉

Coussin personnalisé Léon - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui
Côté pile
Coussin personnalisé Léon - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui
Côté face

Un tablier de cuisine

Cela fait 3 ans que je vis seule et je n’avais toujours pas de tablier pour cuisiner. Or, je cuisine quand même assez souvent et pas vraiment proprement. Un tablier me paraissait donc utile pour sauver mes t-shirts et sweats de taches de gras intempestives. J’ai utilisé un coton bio trouvé sur le site Les Trouvailles d’Amandine et je me suis servie du patron de ma combi-short Paloma pour la forme du haut. Le tablier est un peu grand pour moi, l’idée étant aussi qu’il puisse servir à d’autres que moi ayant envie de me cuisiner des petits plats. 😉

Couture maison tablier de cuisine - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui
Un tablier bien couvrant
Tablier de cuisine en coton bio - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui
Pour avoir une idée exacte de la couleur du tissu

Une housse d’ordinateur

Suite à mon cambriolage, je me suis non seulement fait voler mon ordinateur portable (avec lequel j’allais travailler en bibliothèque) mais aussi sa housse de protection. J’ai donc dû me racheter un ordinateur (duquel j’écris cet article), mais pour la housse j’avais un peu la flemme d’aller en magasin en racheter une. Un ami m’a alors suggéré de la coudre ce qui m’a semblé assez judicieux. J’avais largement assez de chutes pour ce faire ainsi que du molleton et du thermocollant.

Dimanche je me suis donc attelée à la tâche. Comme je n’avais pas du tout envie d’aller acheter une fermeture éclair et encore moins de la poser, j’ai opté pour un rabat avec des boutons. L’extérieur de la housse réutilise le tissu de mon tablier, la doublure de la housse est dans le tissu de ma jupe bohème et j’ai utilisé un passepoil et des boutons qu’une copine m’avait offerts il y a longtemps. J’ai fait tout ça un peu à la va-vite donc je ne me suis pas pris la tête avec les motifs et ce n’est pas hyper droit. Cela dit j’en suis bien contente et je vais pouvoir retourner en bibliothèque dès cette semaine. 🙂

Housse pour ordinateur portable couture maison - Mode d'Hier et d'Aujourd'huiHousse pour ordinateur portable cousu maison - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Housse cousue main pour ordinateur portable - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui
Mon bébé

Mine de rien nous avons donc un weekend plutôt chargé en couture, même si ces réalisations n’envoient pas particulièrement du rêve. Je vais essayer de rester dans cette dynamique et de continuer à coudre des petites choses.

Et vous, quelles sont les choses utilitaires que vous vous cousez en ce moment ?

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Après un mois d’absence…

Retour sur le blog

Bonjour à toutes et tous ! Me revoilà après un mois d’absence qui a été un peu indépendant de ma volonté. J’ai en effet été cambriolée fin septembre et je me suis fait voler mes outils de travail (y compris toutes les photos de la Mode Illustrée que j’avais prises :'( ). Sans ordinateur, difficile de pouvoir vous donner des nouvelles.

Outre le fait que la période a été un peu pénible (euphémisme) j’ai pris beaucoup de retard dans mon travail doctoral (fort heureusement j’avais des sauvegardes des documents importants donc je n’ai perdu qu’une infime partie de mon travail) et il va me falloir le rattraper. Terminant mon contrat à l’Institut du monde arabe à la fin de la semaine, je vais pouvoir m’y remettre et donc pouvoir consacrer mes soirées à un peu de couture.

Indépendamment de tout ça, je suis maintenant fixée sur mon lieu d’habitation des prochaines années et ce sera donc Toulouse ! J’espère pouvoir déménager avant les fêtes de fin d’année et doubler ainsi mon espace de vie. Vous n’imaginez pas (ou si vous vivez à Paris vous imaginez très bien) combien j’ai hâte de pouvoir disposer de deux pièces de vie séparées !

J’ai des petites choses fonctionnelles à coudre, que j’aimerais bien finir ce weekend et dont je vous donnerai bientôt des nouvelles.

À très vite !

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Les projets de la rentrée

projets couture de la rentrée 2016 sur Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! C’est sans doute l’effet rentrée, mais j’ai plein plein de projets couture en ce début septembre. Une fois n’est pas coutume, j’ai plus envie de coudre que d’aller travailler. Je pense que c’est bon signe.

La robe d’Elsa

La robe d’Elsa, je vous en avais déjà parlé en vous disant qu’elle était au point mort, mais j’aimerais vraiment la terminer enfin (3 ans après…). Comme nous avons des emplois du temps compliqués Elsa et moi, je vais la terminer de mon côté puis lui envoyer par la poste en croisant les doigts pour que la prise de mesures soit bonne et qu’il y ait peu de retouches.

couture robe de soirée
L’état actuel de la robe d’Elsa

Un coussin pour mon filleul

J’ai abandonné l’idée d’un tapis d’éveil car je n’ai pas assez de chutes de tissus satisfaisantes pour le réaliser. Je vais donc opter pour un coussin réversible en chambray bio (celui de ma robe chemise d’été) avec une application de lettres en tissu pour écrire son nom.

Toutes les pièces sont coupées, il ne me reste plus qu’à sortir mon fer à repasser pour coudre tout ça.

coussin personnalisé Léon sur Mode d'Hier et d'Aujourd'huiUn pantalon léger pour chaudes journées

On n’a pas toujours envie de sortir en jupe ou en short quand il fait entre 27° et 35°, j’avais donc envie de me coudre un pantalon en toile. Je veux quelque chose de léger, mais suffisamment habillé pour ne pas faire bas de pyjama. Or, j’ai acheté au vide grenier des costumés il y a quelques années une toile de coton imprimée qui ferait parfaitement l’affaire. J’ai malheureusement oublié le nom du pays où ce tissu avait été acheté à l’origine, mais j’avais l’intention en l’achetant, de l’utiliser pour les bordures d’une robe de chambre 1880. N’étant pas certaine de l’historicité du motif, je préfère me rabattre pour le moment sur un pantalon d’été dont j’ai un peu plus besoin. En plus je trouve le tissu magnifique et c’est quand même dommage qu’il dorme dans ma boîte de tissus.

Concernant le patron, je vais reprendre celui utilisé pour mon pantalon chino avec quelques adaptations. Le tissu est lavé et le patron sorti, il ne me reste plus qu’à faire une toile pour m’assurer de l’ajustement (puisque le pantalon d’origine était un peu grand).

Tissu indien pour pantalon léger d'été Mode d'Hier et d'Aujourd'huiUn tablier de cuisine

Depuis 3 ans que je vis seule je n’ai toujours pas de tablier de cuisine. Il faut avouer que par moment c’est un peu gênant. Depuis longtemps j’hésitais à m’en coudre un ou à en acheter un tout fait, mais je suis tombée sur un tissu bio sur la boutique en ligne Les Trouvailles d’Amandine qui m’a fait de l’œil. Ni une ni deux, j’en ai pris un mètre.

tissu coton bio pour tablier de cuisine Mode d'Hier et d'Aujourd'huiUn costume de femme de chambre Regency

Je participe en décembre à un jeu historique qui se déroule pendant la période Regency et je joue une femme de chambre. Je vais peut-être reprendre ma robe à carreaux bleue, en revanche je dois me coudre un petit bonnet de femme de chambre ainsi qu’une chemise à porter sous la robe. J’ai acheté pour ce faire un mètre de mousseline blanche de coton bio, qui doit passer par la case machine à laver mais qui me paraît très bien.

mousseline de coton bio bonnet regency Mode d'Hier et d'Aujourd'huiVoilà donc, comme vous le voyez, pas mal d’envies de couture pour cette rentrée. J’ai aussi envie de terminer la décoration de mon tablier 1880, mais il faut que je trouve une dentelle pouvant convenir. Je renonce à la ligne de broderie au point de croix qui ne me paraît pas encore à ma portée et je vais plutôt opter pour un ruban appliqué en décoration car j’ai vu plusieurs exemples de ce type dans la Mode Illustrée.

J’espère que toutes ces envies pourront se concrétiser d’ici le mois d’octobre.

Et vous, quels sont vos projets de la rentrée ?

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[CRITIQUE] Anatomie d’une collection à Galliera

Exposition Anatomie d'une collection au Palais Galliera

Bonjour à toutes et tous ! Si vous me suivez sur facebook, vous savez sans doute que je suis enfin allée voir la « nouvelle » exposition du Palais Galliera dimanche dernier (Anatomie d’une collection qui s’achève le 23 octobre 2016). J’y allais en sachant que cela risquait de ne pas me plaire puisque d’autres que moi y étais allées avant (comme ici ou ) et que ça ne sentait pas très bon. Et effectivement je n’ai pas aimé. Même, j’en suis sortie plutôt énervée. Je vous explique pourquoi…

exposition Anatomie d'une collection au Palais Galliera critique
© Pierre Antoine –
L’un de mes moments préférés de l’exposition. J’ai passé une plombe à regarder en détail le rapiéçage des jupons et j’étais aux anges

Un propos, quel propos ?

Pour commencer, on peut parler du titre de l’exposition « Anatomie d’une collection », qui n’est clairement pas ce que vous allez trouver à Galliera. Si l’exposition est supposée nous parler de la constitution de la collection du musée, de comment les pièces rejoignent une collection de musée, comment elles sont restaurées par les conservateurs, alors force est de constater que c’est très mal fait. D’ailleurs cette idée naïve (mais avouez que ce serait plutôt chouette comme expo, non ?) est démentie lorsque l’on découvre que certaines pièces exposées proviennent de collections particulières. Mais de quoi parle-t-on à la fin ? Quelle anatomie et quelle collection ?

Après un texte d’introduction aussi fumeux qu’inutile, le parcours commence sur de très belles pièces du XVIIIe, avec notamment une chemise de Louis XVII sur laquelle est brodée très délicatement au point de croix une toute petite couronne rouge. Après être tombée en extase une minute devant la finesse de la broderie, j’ai lu le second panneau, qui parle du vêtement comme relique et je me suis dit que ça s’annonçait plutôt mal. Comme dans les expositions précédentes c’est le faste qui compte visiblement à Galliera et si on prétend que tout vêtement est une relique de la personne qui l’a façonné de son corps, on préfère quand même montrer des reliques de personnalités importantes, parce que bon…

robe Joséphine au Palais Galliera - Mode d'hier et d'aujourd'hui
Robe parée portée par l’impératrice Joséphine, vers 1805. Mousseline de coton, broderies blanches à motifs végétaux (magnifiques) –
Collection Palais Galliera – © Eric Poitevin/ADAGP, Paris 2016

Du coup on a droit aux reliques de Louis XVII « qui était un jeune garçon si gentil et quel destin tragique, c’est horrible vraiment », de Napoléon ou de Joséphine et d’autres « grands de ce monde ». Même si cela m’a déjà agacée, la suite du parcours n’a pas aidé. La première salle avait au moins le mérite de (mal) montrer des vêtements des XVIIIe et XIXe siècles qu’en ce qui me concerne je n’avais jamais vus et beaucoup sont de vrais bijoux comme un ensemble piqué fushia que je me ferais bien un jour si j’ai du courage. Mais la deuxième salle a sérieusement altéré mon humeur…

La deuxième salle nous sert la même rengaine sur les Grands Couturiers du XXe siècle qu’à toutes les expositions de mode en France et franchement je n’en peux plus. J’en ai marre de voir toujours les mêmes expositions de mode. Je n’en peux plus de lire des contenus indigents au possible sur la mode du XXe siècle, juste parce que c’est notre petite fierté française et que l’on veut montrer de belles robes. Quand aura-t-on à Galliera une vision de la mode autrement que par le prisme des robes de luxe ?!

exposition au Palais Galliera mode
© Pierre Antoine

Certainement pas dans la dernière partie de cette « anatomie d’une collection » encore moins pertinente que les précédentes puisque sont alignées des pièces des années 2000 portées sur des tapis rouges et conservées dans les collections particulières des stars qui les ont portées. Mais qu’est-ce que ces pièces viennent faire là ?? Encore une fois où est l’anatomie et de quelle collection parle-t-on ?

Bref, l’enchaînement des salles n’a aucune pertinence scientifique et ne fait que révéler les choix élitistes (et à mon avis parfaitement néfastes) du commissaire. On peut d’ailleurs évoquer le mannequinage des vêtements sur des mannequins visiblement plus petits que les propriétaires d’origine, procédé que je trouve assez nauséabond en plus d’être scientifiquement douteux.

expo Anatomie d'une collection Palais Galliera
© Pierre Antoine
Quand tu veux voir le devant des crinolines, ben tu peux pas !
robes à crinoline dans Anatomie d'une collection au Palais Galliera
Et même dans les visuels presse tu l’as dans le c…
© Eric Poitevin/ADAGP, Paris 2016
Robes portées par Madame Gachet lors de ses noces avec le Docteur Gachet, 1868 . Robe de mariée et
Robe de lendemain de noces –
Collection Palais Galliera

 Et la scénographie ?

La scénographie, comme pour les expositions précédentes se veut grand spectacle, théâtrale et bling bling. On peut dire qu’elle est cohérente avec la volonté du commissariat d’exposition cela dit, puisqu’elle répond parfaitement à cette évocation du vêtement relique : les vêtements sont placés très hauts, pour qu’on puisse bien les admirer de loin sans en voir les détails. Comme d’habitude à Galliera on ne peut pas tourner autour des pièces pour les voir sous plusieurs angles ce qui est d’une bêtise sans nom pour un objet tridimensionnel, et dans la seule salle où des miroirs ont été installés ils n’aident absolument pas à l’observation et sont plus là pour le style.

Une mention spéciale de l’absurdité vient de l’exposition côte à côte d’un uniforme d’infirmière de la croix rouge en 14-18, d’une pièce de défilé et d’une robe rouge portée par Brigitte Bardot dans un film. Cela n’a aucun sens ! Faire un rapprochement entre des pièces muséales sur la seule base de leur harmonie de couleur est une honte.

exposition anatomie d'une collection à Galliera
© Pierre Antoine
Une honte

La petite cerise sur le gâteau de mon énervement a été d’apprendre à la fin de la visite que le petit livret gratuit qui accompagne les visiteurs dans 80 % des expositions parisiennes était payant à Galliera. Est-ce qu’on ne se moquerait pas un peu du monde ?

Bref, il serait temps, je crois, que Galliera fasse appel à des commissaires d’exposition extérieurs, spécialistes de leur sujet, et ayant une vraie rigueur scientifique pour leurs expositions. Un renouvellement ferait du bien autant à l’institution qu’à son public.

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La fin des vacances

Les vacances sont finies - rentrée de Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! Me voilà de retour des vacances avec désespoir et une somme de travail assez colossale. Néanmoins, quelques envies couture me trottent dans la tête et elles seront ma récompense si je travaille suffisamment.

Pour commencer, voici une photo de ma robe Lena sans manches. J’ai cousu les boutonnières et boutons en vacances histoire de pouvoir la porter, ce que j’ai fait avec plaisir. Elle est confortable et légère, bref, je l’aime. J’ai choisi des petits boutons en nacre que j’ai peut-être placés un peu trop rapprochés. Cela dit, au moins ma robe reste bien correctement fermée, ce qui est plus pratique à l’usage.

robe Lena sans manches pour l'été Mode d'Hier et d'Aujourd'hui et Wear Lemonade
Désolée pour le manque de repassage, la robe vient de passer en machine et j’ai toujours sérieusement la flemme de sortir mon fer à repasser pour autre chose que la couture

Le fait de porter un vêtement que j’avais cousu cet été m’a donné envie d’en coudre d’autres, d’autant que 1/ j’ai envie d’une robe longue et d’un pantalon d’été léger ; 2/ je limite au maximum mes achats de vêtements. Dans la mesure où c’est la fin de l’été ce n’est peut-être pas bien malin de le coudre maintenant, mais il ne faut pas que j’oublie l’idée l’été prochain.

Et pour la suite ?

Sinon j’ai envie de coudre un tapis d’éveil à mon filleul de 5 mois en utilisant mes chutes de tissu. Pour le moment je n’ai pas vraiment d’idée mais je cherche de l’inspiration sur Pinterest. 😉

Enfin, j’aimerais bien me remettre doucement au costume historique, mais je ne sais pas encore quoi ni comment. Il ne faut clairement pas que je me lance dans quelque chose de trop ambitieux qui me découragerait, mais il faut aussi que ce soit un peu fun. À suivre donc…

De toute façon j’ai encore beaucoup de choses à faire avant de pouvoir m’accorder une séance de couture, hélas…

J’espère en tout cas que vous passez un bon été.

À bientôt !

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Une robe d’été avant les vacances

Robe chemise d'été Lena Wear Lemonade - Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! Voici un petit dernier article avant mes vacances, qui sont demain. Je suis rentrée exceptionnellement tôt chez moi mardi soir (j’ai eu hélas des journées de travail très longues ces derniers mois) et j’ai eu un sursaut d’énergie pour faire de la couture. Finalement j’ai passé ma soirée à me faire une robe d’été, ce qui m’a fait plaisir tout en culpabilisant de ne pas travailler sur ma thèse…

robe d'été Lena Wear Lemonade adaptée sans manchesJe ne sais plus si j’avais parlé ici ou sur facebook du tissu que j’ai reçu pour mes 30 ans : un chambray de coton bio « Les Trouvailles d’Amandine« . J’avais envie d’en faire une robe d’été et à l’origine je visais le patron de la robe Chiara Wear Lemonade dont j’aimais beaucoup la pince en pointe sur le devant et la délicatesse de la découpe des manches sous les bras. Malheureusement, après quelques tergiversations, j’ai découvert que le patron papier était épuisé et je n’ai pas encore envie de me créer un compte Paypal pour m’abonner aux patrons pdf. J’ai alors réfléchi à la question et je me suis dit que finalement cette mode des robes avec couture à la taille n’était pas très seyante pour moi compte tenu de ma morphologie et qu’il valait mieux que je fasse autre chose.

Détail robe d'été robe chemise LenaLorsque j’ai cousu ma robe Lena dans ma viscose de récup’ je me suis dit que le patron méritait d’être refait, mais peut-être sans les manches pour l’été (d’autant que les manches sont assez pénibles à coudre). Du coup ni une ni deux, j’ai changé mon fusil d’épaule et opté pour une 2e robe Lena, mais cette fois sans manches.

robe d'été robe Lena Wear LemonadeComme le tissu est réversible, je me suis amusée à mettre des petits détails sur l’envers comme les poches et le col histoire de personnaliser un peu le vêtement. Du traçage des pièces à tous les ourlets j’y ai passé 7 ou 8 heures et il faut encore que je couse les boutonnières et les boutons, ce que je ferai en vacances.

robe d'été Lena Wear Lemonade
Le col bicolore

Je suis assez contente du résultat et j’ai hâte de la finir pour pouvoir la porter. 🙂

robe Lena Wear Lemonade sans manches pour l'été
L’intérieur en coutures anglaises
robe Lena Wear Lemonade sans manches
L’ourlet des manches a été fait à la main
Robe d'été Lena à plumetis
Le détail des poches dans l’envers du tissu

Bref, sur ce dernier article du mois de juillet, je vous souhaite de bonnes vacances ou bon courage si vous travaillez cet été, et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures couture. 😉

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Portrait de costumier : Emmanuel Courau

Portrait de costumier Emmanuel Courau sur Mode d'Hier et d'Aujourd'hui

Bonjour à toutes et tous ! J’ai été bien absente ce dernier mois. Entre des petites galères, une somme de travail monstrueuse et beaucoup de stress, je n’ai pas du tout eu le temps de coudre ni d’écrire des articles. Mais je vous avoue que la couture me manque, et maintenant que le fichu de Perrine est terminé et envoyé à sa propriétaire (rdv sur ma page facebook pour voir le fichu porté), je me sens désœuvrée de projets costumés. Je vais réfléchir à un nouveau petit projet de costume, histoire de ne pas perdre complètement la main (pour le moment je pense par exemple à faire la décoration de mon petit tablier d’ouvrage 1880), je vous en dirai des nouvelles. J’ai aussi eu un nouveau tissu pour un projet de robe d’été, mais pareil, je vous en reparlerai plus tard.

Bref, tout ça pour dire que j’ai beaucoup repoussé la publication de ce portrait-là, pourtant il me tient vraiment à cœur parce que je vais enfin donner la parole à UN costumier. Et pas n’importe lequel parce que je suis extrêmement admirative du travail d’Emmanuel Courau. Emmanuel a des doigts de fée et ses costumes sont tout simplement parfaits : toujours imaginés avec beaucoup de goût, avec un air authentique, à la coupe, aux détails et aux finitions parfaits. J’ai eu l’occasion de voir quelques uns de ses costumes en vrai à Trouville et ils étaient sublimes. Vous l’aurez compris, je ne dirais pas non à mettre mes fesses dans un de ses costumes. 😉

Mais bref, je lui laisse la parole…

Emmanuel Courau, costumierPeux-tu te présenter un peu ainsi que ton parcours professionnel ?

Je suis tailleur et costumier, avec plusieurs spécialités aussi bien le costume d’époque que le costume contemporain avec en plus de la création de postiches, perruques plutôt XVIIIe et XIXe, de la broderie et de la corseterie toute époque avec rendu « costume » ou plus moderne.

Mais avant d’arriver à ça, c’est pendant une formation de paysagiste que la couture s’est emparée de moi.

Comment es-tu tombé dans le bain du costume historique et qu’est-ce qui t’a amené à choisir le métier de costumier ?

C’est pour un costume de carnaval que je voulais m’improviser que j’ai commencé à apprécier ce monde là de la couture.

Après avoir fait un choix d’orientation j’ai passé quelques diplômes dans le domaine de la couture et du spectacle : un DTMS, un CAP couture flou et un CAP tailleur, pour le reste de mes spécialités l’apprentissage s’est fait en solitaire.

costumes 1910 par Emmanuel Courau costumierPour quels types de clients travailles-tu ? Comment se passent les commandes ?

Mon activité est encore assez récente en tant que professionnel.

Mes clients me contactent pour des événements en costumes (organisés en association ou entre particuliers), mais aussi pour de la création classique sur mesure en flou et en tailleur.

Lors d’une commande, le ou la client(e) me contacte et me propose une forme, une idée à copier ou de laquelle s’inspirer, ou encore me demande un de mes modèles existants. Il arrive aussi que l’on me laisse carte blanche pour un ouvrage à la mesure de la cliente ou du client.

Combien coûte un costume sur-mesure pour un particulier ?

Chaque pièce a un temps de travail et une valeur différente justifiée par la « personnalisation » du vêtement. Les variations sur les prix s’opèrent sur des points différents : la forme, les découpes, l’ornementation, les matières, etc.

Costume 1780 par Emmanuel Courau costumierAs-tu des conseils pour les lecteurs ou lectrices qui auraient envie de devenir costumier ou costumière ?

Si j’avais un conseil à donner aux internautes qui voudraient devenir costumiers, ce serait, si leur âge le permet, de suivre des formations professionnelles apprenant les bases de la couture comme Couture flou tailleur ou mode. Il faut aussi être vraiment passionné et beaucoup travailler pour avoir un rigueur et une qualité d’ouvrage qui sera visible après quelques temps. Pour se lancer en professionnel, il faut également faire beaucoup de communication pour se faire connaître : ne pas négliger l’outil internet, notamment, mais aussi se faire connaître par d’autres moyens.

Quelles sont les étapes de création d’un costume ?

Les étapes : prise de mesure, patronage, toile, essayage, passer les fils de marquage (crans, carrure, taille…), coupe du tissu du vêtement, assemblage, pose de la doublure, finitions… Cela dépend de la pièce mais en général il faut passer par ces étapes-là.

Costumes 1880 par Emmanuel Courau costumierEn moyenne combien de temps passes-tu sur tes créations ?

Par exemple en temps pour un corset double et baleiné avec des simples broderies pour tenir les baleines je compte entre 15 et 20 heures ; pour une veste tailleur homme une trentaine d’heures ; ou encore pour un chapeau en paille garni façon 1900 du montage de la base à la dernière fleur ou dernière plume une dizaine voire une quinzaine heures.

Y a-t-il un projet de costume qui t’as particulièrement emballé depuis que tu fais ce métier ?

Dans les projets les plus intéressants il y a eu le costume du commandant de l’Hermione jusqu’à la perruque en cheveux naturels et celui du second. Un bateau qui fait revivre l’histoire jusqu’au moindre détail en passant par le costume était un projet très enrichissant pour l’amoureux d’histoire que je suis.

Costume du commandant de l'Hermione par Emmanuel CourauPour finir, la question spéciale « Mode d’Hier et d’Aujourd’hui » : quel est le vêtement à plis qui t’inspire/te plaît le plus ?

Toutes les robes drapées au début du XXe : si complexes, si proches du corps, si simples et épurées

robes drapées 1900 portrait d'Emmanuel Courau

Je vous encourage vivement à suivre Emmanuel Courau sur facebook (ici) pour découvrir ses autres créations et éventuellement le contacter si vous souhaitez lui proposer un projet.

Quant à moi j’essayerai de revenir avec un peu de couture dans le courant de l’été. Je souhaite de bonnes vacances à celles et ceux qui peuvent se reposer et bon courage à celles et ceux qui doivent travailler. 😉

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